La province de Namur se refait une santé viticole. Petit tour des propriétaires, qui ont tous en commun de faire de la production artisanale.
Du XIIIe au XVIe siècle, ce fut vraiment le plus bel âge de cet or rouge, principalement sur les coteaux mosans. La province de Namur se refait une santé viticole comptant une grappe de producteurs passionnés par le divin nectar. Chacun y va de son petit paradis viticole où s’élucide le bonheur d’être wallon !
Domaine du Ry d'Argent à la Bruyère
Les premiers pieds de vigne, la famille Baele les a plantés en 2005, lorsqu’elle a opéré la reconversion de la ferme familiale en vignoble, avec pour but de produire des vins blancs et rouges nouveaux styles. Un blanc, un rosé, quatre rouges.
Maintenant, le Domaine du Ry d’Argent à La Bruyère s’étend sur 5 hectares. Et produit quelque 35 000 bouteilles par année, parfois moins. "Il fallait oser. Et il y a des hauts et des bas, mais quand on voit le secteur agricole, on ne regrette rien. Ceci dit, c’est dur, nous ne sommes pas encore très connus. Notre vin est commercialisé ici au Domaine, dans plusieurs magasins et une grande surface, mais nous voudrions nous développer. "Rosés et mousseux, avec des cépages hors du commun, comme le solaris ou le pinotin qui révolutionnent en bouche".
Petit tour des autres propriétaires, qui ont tous en commun de faire de la production artisanale
Depuis 2003, le Domaine du Chenoy à Emines compte des milliers de pieds de vigne sur 10 ha qui permettent la mise en bouteille de vins rouges, blancs, ronds en bouche. Aujourd’hui, l’audace paie et Philippe Grafé le vigneron, ne cesse d’accroître sa crédibilité sur le marché, en produisant entre 40 000 et 50 000 bouteilles par an, avec des points de vente dans toute la Belgique et une dizaine de restaurants. En 2009, le vin blanc issu de la récolte de 2007 La Foliette, obtenait la médaille d’or au concours mondial de Bruxelles. "On essaie de convaincre le public avec un produit du terroir, totalement écologique, avec des variétés résistantes aux maladies et des vignes qui respectent l’environnement."
A Lustin, Jeanette Van der Steen, une Néerlandaise, a planté en 2003 un hectare de vignes. Après les tâtonnements des débuts, cette année, le Domaine du Bon Baron espère produire 4 000 bouteilles de 8 vins différents. Les vins se vendent au Domaine (rue Falmagne) mais sont aussi à la carte de plusieurs restaurants locaux comme l’Eau Vive, La Cuisine d’un Gourmand ou les 4 arbres.
Cela fait dix ans que Sovimont rime avec vigneron. Daniel Hoffman y fait un vin de qualité pour son plaisir. Là dans le vignoble des Croix de Pierre, sept cents pieds de vigne s’épanouissent sur une vingtaine d’ares. Ce jovial retraité produit entre 300 et 400 bouteilles par an. "Mon objectif n’est pas d’en faire un commerce. Je ne produis pas assez. Mais je vise la qualité." En 2000 et 2002, il plantait 350 pieds de pinot noir et de pinot gris sans compter une cinquantaine de gewurztraminers.